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- Le billet de P. Bernard

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Réunions nationales

La 69 ème réunion du GERM s’est tenue le 13 février 2013

Après un appel à cotisation (merci à tous ceux qui ne l’ont pas encore fait d’adresser un chèque de 10 euros à l’ordre du GERM) à Bertrand TOURNANT Centre des maladies du sein, Hôpital St Louis 1 avenue Claude Vellefaux 75475 Paris cedex 10) Nicolas Sévenet a présenté son habituel et enrichissant point de bibliographie.
Il a choisi de nous parler d’un article paru dans Cell en décembre 2012 d’Adrian Britschgi et col :
Jak2/stat5 inhibition circumvents resistance to PI3K/mTOR blockade : a rationale for cotargeting these pathways in metastatic breast cancer

Dans les discussions actuelles des oncologues médicaux à propos des impasses thérapeutiques pour certaines formes évolutives de carcinomes mammaires, figurent en bonne place les thérapies ciblées. Des mutations activatrices de la voie de signalisation cellulaire liée à la PI3 Kinase, visant à potentialiser le signal de division mitogénique, ont été décrites dans toutes les formes de cancers du sein quelque soit leur classification selon Perou. Ces mutations sont essentiellement i) des mutations oncogéniques (gain de fonction) de la PI3 Kinase, ii) une surexpression de Her2 (tumeurs mammaires sensibles à l'Herceptin), iii) une perte de PTEN. Des inhibiteurs de la voie PI3Kinase (Herceptin, lapatinib...) sont administrés mais les tumeurs deviennent à plus ou moins longue échéance résistantes à la thérapie. Cet article, dont les auteurs proviennent du département recherche de Novartis, démontrent qu'une façon de contourner la résistance induite par les inhibiteurs de la voie PI3Kinase est d'inhiber une seconde voie de signalisation cellulaire, celle passant par les protéines RAS et RAF. Ils démontrent que l'administration simultanée d'inhibiteurs des deux voies de signalisation permet d'obtenir une bonne réponse chez les patientes atteintes de tumeurs du sein triple négatives en phase métastatique. N. Sévenet

Florence Coussy nous a présenté son projet d’enquête, dont le GERM pourrait être à l’initiative, sur le vécu des patientes quant aux informations reçues sur la sexualité et les traitements du cancer du sein de la part de leurs équipes soignantes. Après un échange avec l’ensemble des participants elle va faire circuler ce questionnaire pour qu’il soit amendé et amélioré avant de passer à la phase de diffusion.

Mario Campone nous a fait un brillant exposé sur
les modes de résistance aux traitements ciblant HER2

Il a souligné que la redondance des voies de signalisation et la plasticité des cellules tumorales étaient à l’origine d’une perte d’efficacité des thérapies ciblées. Il a rappelé différents mécanismes comme l’échec d’internalisation du complexe trastuzumab récepteur, l’hétérodimérisation de la famille de récepteurs membranaires HER dépendant des ligands du stroma, l’interaction entre HER2 et d’autres récepteurs comme c-Met et l’IGF-R enfin le rôle des seconds messagers impliquant PTEN et les protéines de choc thermique HSP-27 et -90. Pour le lapatinib il a rappelé qu’i existait un mécanisme de résistance commun à tous les inhibiteurs de la tyrosine kinase et qui correspondait à la constitution d’un hétérodimère HER2/HER3 qui empêche un blocage complet de la signalisation HER car l’activité HER3 permet de restaurer l’activité de signalisation.
Il est revenu sur le concept de la voie HER2 comme exemple type d’addiction oncologique, les tumeurs pouvant dépendre d’une voie oncogénique unique. Cette voie est considérée comme addictive si elle est suffisante pour stimuler la croissance tumorale et si des effets prolongés sont nécessaires au maintien de la tumeur. Il a également repris la théorie de la sédimentation basée sur la notion selon laquelle la dépendance de la tumeur vis-à-vis de signaux oncogéniques secondaires est indirectement induite par l’inhibition de la voie principale. Au moment de la première rechute il conviendrait de poursuivre le traitement anti HER2, de maintenir une pression sur le clone primaire présentant une addiction oncogénique à la voie HER2 et de l’associer à une autre thérapie ciblée sélectionnée en fonction de la voie de résistance identifiée à savoir la voie secondaire d’addiction oncogénique. Cette stratégie étant appliquée avec la chimiothérapie et évoluant au fil des rechutes.

Félicitations au professeur Bernard pour ses billets, nous attendons vos articles pour le e-journal de sénologie : http://www.ejournal-senologie.fr/ TOUS A VOS PLUMES

La prochaine réunion du GERM a été fixée au  19 juin 2013, 19h30

M. Espié