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Réunions nationales

La 71 ème réunion du GERM s’est tenue le 16 octobre 2013

Lors du point bibliographie Nicolas Sévenet a résumé et commenté un article paru dans Cell reports de Shunqiang Li et collaborateurs : Endocrine-Therapy-Resistant ESR1 Variants Revealed by Genomic Characterization of >Breast-Cancer-Derived Xenografts.

 «  Au travers de cet imposant article de la publication Cell reports, l’équipe de Matthew Ellis, Elaine Mardis et Charles Perou démontrent que les xénogreffes de tumeurs du sein sur souris immunodéprimées constituent un matériel biologique de choix pour l’étude des anomalies génétiques présentes dans ces tumeurs. En effet, les variations structurelles chromosomiques sont conservées au long des passages sur les animaux et peu de mutations ponctuelles nouvelles surviennent après xénogreffes. Dans la majorité des cas, les mutations nouvelles qui apparaissent après xénogreffe sont dans des régions non codantes et sont considérées comme des mutations passengers ou fitness (adaptation de la tumeur à son nouvel environnement (murin !)).
Partant de 132 échantillons tumoraux, les auteurs ont réussi 20 PDX (Patient-Derived Xenograft), majoritairement de tumeurs ER- et phénotype basal. Pour un patient plus particulièrement étudié, 2 modèles PDX ont été dérivés, 1 de sa tumeur mammaire primitive et un de sa métastase cérébrale. La stabilité du matériel génétique (absence de nouvelle mutation dans la métastase) est remarquable et peut laisser penser (sur ce modèle) que l’acquisition d’avantages sélectifs par les cellules métastatiques résulte de modification de programmes transcriptionnels (expression des gènes) plutôt que de néo-mutations.
Enfin, sur 8 PDX de tumeurs ER+, les auteurs démontrent pour 5 d’entre elles une insensibilité à la stimulation hormonale par estradiol. En explorant deux PDX, ils observent des mutations ponctuelles sur ESR1, ou une translocation conduisant à un gène chimérique ESR1-YAP1, rendant les cellules résistantes à l’hormonothérapie. Ces mécanismes moléculaires ne sont pas nouveaux mais c’est la première fois qu’un lien direct, au travers de PDX, est fait entre un récepteur ER+, une résistance à l’hormonothérapie chez les patientes et une explication moléculaire. »

Moïse Namer a ensuite fait un exposé sur la conférence de consensus de Nice – St Paul de Vence et nous a expliqué la méthodologie de celle-ci.
Des thèmes sont choisis, des experts dans le domaine de la sénologie sont choisis et se réunissent pour travailler sur les thèmes proposés. Sur chaque thème des questions sont posées avec des choix : d’accord, pas d’accord, publications insuffisantes pour répondre, ne sait pas.
Les experts votent et les résultats de ces votes sont présentés aux 600 à 800 participants de la conférence. Une discussion s’est engagée sur les modalités de la présentation du résultat des votes des experts et sur la place des différentes réunions de consensus (St Gallen, ESMO, NCCN…)

La prochaine réunion du GERM a été fixée au 29 janvier 2014

M. Espié