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Réunions nationales

La dernière réunion du GERM s’est réuni le 15 octobre 2015,


Nicolas Sévenet a rapporté deux publications  parus la même semaine dans le journal Nature (1, 2), les auteurs démontrent que la présence d’une mutation génique retrouvée fréquemment dans le cancer du sein, altérant la sous-unité catalytique de la PI3Kinase, peut induire un phénotype de cellule souche aux cellules cancéreuses et être liée à l’hétérogénéité intratumorale. Cette démonstration est réalisée sur des modèles tumoraux mammaires murins dans lesquels la mutation de PIK3CA est introduite par recombinaison génétique. Selon le type cellulaire dans laquelle la mutation survient, les cellules cancéreuses vont se comporter différemment. Schématiquement, si la mutation survient dans un contexte de cellules basales, les tumeurs s’orienteront vers un phénotype d’adénomyoépithéliomes, tumeurs peu agressives. A contrario et de façon étonnante, si la mutation survient dans un contexte de cellules luminales, les tumeurs s’orienteront vers un phénotype agressif avec des carcinomes invasifs. Cette orientation vers un phénotype agressif est renforcée par la présence de mutation de p53. Enfin, les transitions phénotypiques induites par la présence de la mutation de PIK3CA sont dues à des modifications d’expression de gènes clés à l’origine des phénotypes de destination.
1/ Van Keymeulen, Lee MY et al (2015) Reactivation of multipotency by oncogenic PIK3CA induces breast tumour heterogeneity. Nature 525, 119-23.2/ Koren S et al (2015) PIK3CA H1047R induces multipotency and multi-lineage mammary tumours. Nature 525, 114-8.

Anne Lesur et Marc Espié ont abordé le traitement hormonal des femmes non ménopausées.  Ils sont revenus sur  la place du tamoxifène, du rôle de l’aménorrhée chimioinduite et  de la suppression ovarienne.
Anne Lesur a plus particulièrement traitée des résultats des essais TEXT et SOFT sur la place entre autre de la suppression ovarienne en association avec de l’exemestane  et des problèmes méthodologiques inhérents à ces essais.

Marc Espié quant à lui a montré la grande hétérogénéité  de la définition de l’aménorrhée chimio-induite et des essais s’y rapportant. L’aménorrhée pourrait n’être que le reflet d’une plus grande efficacité pharmacologique de la chimiothérapie puisque l’essai  de  Swain (N. Engl J Med 2010) montre qu’elle apporte un bénéfice y compris chez les patientes avec une tumeur n’exprimant pas les récepteurs hormonaux.
Tamoxifène, aménorrhée chimio-induite et suppression ovarienne

La prochaine réunion du GERM a été fixée au 10 février 2016 à 19h30

M. Espié